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ACCAPAREMENT ET CLIENTÉLISME : Scandaleuse dévolution des Postes de Responsabilité ? (« SÉRÉRISATION » ET « POULARISATION ») !

Posté par: Momar Idrissa NDIAYE| Dimanche 16 septembre, 2012 22:21  | Consulté 3570 fois  |  2 Réactions  |   

ACCAPAREMENT ET CLIENTÉLISME :

Scandaleuse dévolution des Postes de Responsabilité ?

(« SÉRÉRISATION » ET « POULARISATION ») !

 

Stigmatisée à juste titre par la sur-présence de ses deux (2) enfants (Karim et Sindiély) aux postes de commande, la présidence-WADE est terminée. L’hyper-présidentialisme, quant à lui, demeure avec ses pouvoirs exorbitants. Illustration en est faite tous les Conseils des ministres par une batterie de nominations. Parfois jugée fantaisiste, la distribution des postes de responsabilité consacre-t-elle la république des copains et des coquins ?

 

L’opinion encore traumatisée, par la dévolution monarchique, râle, s’emballe et dérape :Les termes hargneux, « sérérisation » et « poularisation », sont lâchés. Un soupçon de « DiaFayeSallisation » de la haute administration est brandi, sans mesurer les conséquences incendiaires de la stigmatisation et/ou de la monté du communautarisme. Avertissement sans appel : ATTENTION NE BRÛLONS PAS LA NATION SÉNÉGALAISE !

 

À défaut de changer de pays, tel un renégat, la nouvelle citoyenneté nécessite une véritable rupture dans la gestion des ressources humaines des administrations publiques et parapubliques. Certes le Président de la république nomme à tous les emplois civils et militaires. Cependant ne devrait-on pas légiférer pour exclure des nominations, les ascendants et les descendants au premier degré, voire même au second degré ? Cette pratique existe dans certaines démocraties, même du tiers monde.

 

Tous les responsables (PCA ; PDG ; DG ; DN ; DR et Directeur) pourraient être choisis es qualité sur la base d’un appel à candidature transparent : D’abord une sélection sur CV anonyme, puis une audition par une commission attitrée et enfin seulement une nomination par qui de droit avec un cahier de charge échéancier, avec des résultats mesurables et un mandat non renouvelable de trois (3), cinq (5) ou sept (7) ans. Jamais plus de dix (10) ans. JAMAIS !

 

L’avantage du terrain confère aux agents expérimentés des différentes administrations publiques et parapubliques, une connaissance des hommes et du milieu incontestablement inégalable. Quid du parachutage, et pire, de l’accaparement clientéliste ? Mettre le pouvoir de décision entre les mains expertes est un gage de réussite dans la gestion éthique des affaires publiques.

 

Bien entendu, les profils de formation et la carrière devront, sans cesse, intégrer tous les nouveaux outils nécessaires à une démarche de qualité. Management public, Marketing social, Administration des affaires, Droit administratif, Droit des affaires, Droit coutumier, oui Droit religieux, Gestions des ressources humaines, Gestion des conflits, Langues nationales, bref : tous les ressorts permettant de mieux conforter l’interdisciplinarité et la dynamique de groupe, plus performantes que le pilotage solitaire.

 

Il faut libérer les responsables (PCA ; PDG ; DG ; DN ; DR et Directeur), des pesanteurs d’une centralisation rétrograde et contreproductive. À ce propos, la délégation de signature et l’autonomie de gestion sont des instruments de performance. Mettons un terme, à l’attentisme douillet des « instructions-du-Président-de-la-république », à l’immobilisme, à la paralysie et à la peur, qui se traduisent par la fuite des responsabilités.

 

Brisons les chaines de l’hyper-présidentialisme, libérons toutes les énergies positives, capitalisons les initiatives citoyennes. La société civile est un incontournable moteur du développement, sa prise en compte est une exigence de la gestion participative. Nul doute que les militants des partis doivent occuper les, bien nommées, fonctions politiques (PR, Ministre, Député, Maire, PCR…). Mais l’Administration publique républicaine doit invariablement : « SERVIR ET NON SE SERVIR » ! Le Président Macky Sall a-t-il l’ambition de réussir là où Senghor, Diouf et Wade ont échoué ?

 

JËF REKKA TAKKU !

QUI SERA LE PREMIER PRÉSIDENT WAX JËF ?

 

M. Momar Idrissa NDIAYE, Professeur LETFP/Thiès

SenPOLITIK

Note :

Marié à une PEUHL-FOUTA, l’auteur est un métis culturel, né d’un père LEBOU et d’une mère WOLOF.

Vos commentaires, dans le respect de toutes les ethnies SVP !

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Commentaires: (2)
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Anonyme En Septembre, 2012 (01:51 AM) 0 FansN°:1
Sauvons nos universités publiques du naufrage

Malgré les moyens substantiels mis à la disposition de l'enseignement supérieur de notre pays, les résultats sont qualitativement et quantitativement loin des normes de l'UNESCO. Nos instituions d'enseignement supérieur ont surtout un problème de management (mal gouvernance, corruption, népotisme, dépenses de prestige, gestion solitaire en lieu et place de la gestion démocratique et légale, non respect des lois et des règlements, etc.) avec la complicité active ou passive de la communauté universitaire (avantages indus, intimidations, etc.), des autorités étatiques qui, jusqu'à présent, feignent de ne rien savoir (n'ont-ils pas les moyens de savoir ce qui se passe ?) pour éviter la confrontation avec ceux (les amis politiques !) qu'ils ont nommé à la tête de ses structures et qui agissent parfois comme des monarques en gérant la chose publique à leur guise.

Face à la démission de l’État, nos universités croulent sous le poids de dettes dues aux créanciers (banques, hôpitaux, Sonatel, Senelec, SDE, fournisseurs divers) et chaque corporation s'évertue de demander toujours plus pour « améliorer ses conditions d'existence » et parfois au détriment de la communauté. Ainsi donc, la crise est donc une conséquence logique de l'inaction de l’État.
En effet quand les dirigeants (nommés par les autorités) gèrent la chose publique en dehors des normes établies sans être inquiétés le...
Anonyme En Septembre, 2012 (01:52 AM) 0 FansN°:2
moindre du monde (pour ne pas dire promus à des stations plus juteuses), les syndicats demanderont des chosent hors normes et c'est le début du CHAOS. A l’État de faire l'état de la gestion de ceux qu'il a nommé, punir ceux qui se sont montrés indélicats et récompenser les autres, ensuite il serait facile de demander aux syndicalistes de faire preuve de mesure et enfin sévir dans le respect de la loi si de besoin. Il est temps de restaurer l’État de droit (et donc des devoirs) ; il est indispensable, avant toute promotion, d'étudier sérieusement la gestion présente et passée du pressenti.

L’État ne peut continuer à protéger et promouvoir ceux qui mettent à genoux nos institutions d'enseignement supérieur et jeter en pâture les syndicats. Je pense que les responsabilités sont partagées.

Des assises de l’Éducation avec ceux qui bloquent le système pour des raisons personnelles ou émotives ne serviraient à rien, je proposent des assises des anciens (Recteurs, Professeurs ou hauts cadres à la retraites) du système pour faire des propositions objectives. Il est souvent difficile d'être juge et parti.

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Momar Idrissa NDIAYE
Blog crée le 10/07/2012 Visité 763180 fois 45 Articles 5434 Commentaires 59 Abonnés

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