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Éducation Nationale Sénégalaise : 40 % du Budget, 60 % d’Échec au Baccalauréat et 100 % d’Irresponsabilité !

Posté par: Momar Idrissa NDIAYE| Jeudi 23 août, 2012 20:43  | Consulté 7405 fois  |  14 Réactions  |   

Éducation Nationale Sénégalaise :

40 % du Budget, 60 % d’Échec au Baccalauréat et 100 % d’Irresponsabilité !

 

 

 

Rien que 40 % de réussite au Baccalauréat-2012. Les lycées sénégalais produisent plus de chômeurs que de diplômés. Trois (3) lycéens sur cinq (5) quittent l’école sans le Bac. Du CI (cours d’initiation) à la Terminale, ils ont fini de consommer un minimum de treize (13) budgets de l’éducation nationale : Un véritable gâchis ! L’État sénégalais doit trouver le moyen de valoriser ses investissements dans le secteur stratégique de l’éducation et de la formation.

 

 

Terrorisme syndical :

SAEMSS-CUSEMS 100 % IRRESPONSABLE !

20 « Plans d’action », sans le moindre succès, illustrent incontestablement que le « terrorisme » du SAEMSS-CUSEMS est une stratégie syndicale inopérante. Le contexte politique électoral de 2012 faisait qu’aucun engagement financier, allant dans le sens de la résolution de la crise scolaire, n’était sérieusement envisageable avant les élections législatives du mois de Juillet. Les enseignants qui le savaient ont volontairement sacrifié les élèves, en partie pour des « revendications de conquête ». La violation du droit fondamental à l’éducation, opposable à l’État sénégalais défaillant et aux syndicats d’enseignants extrémistes, est manifeste.

 

 

Violation du droit au logement :

L’ÉTAT 100 % IRRESPONSABLE !

L’État sénégalais viole purement et simplement le droit au logement des enseignants. En effet, les 60 000 F/mois ne permettent, ni de louer le moindre F3 dans les 45 chefs-lieux de département, encore moins d’accéder à la location-vente, dont les coûts sont nettement au-dessus. Toute « indemnité représentative de logement » (au sens propre) devrait largement y suffire pour servir et valoir ce que de droit. L’incontestable, droit au logement tire son fondement juridique du statut de l’enseignant, qui effectue près de 60 % de ses activités professionnelles à domicile (Recherche-documentaire, Planification-préparation et Suivi-évaluation). Les infrastructures publiques de l’éducation (établissements scolaires et logements de fonction) sont à la charge de l’employeur-étatique. Le gouvernement du Premier ministre Abdoul MBAYE a l’obligation de rétablir impérativement les enseignants dans leur droit et corriger les déséquilibres introduits entre les différents corps de l’administration sénégalaise par le régime précédent. Voilà le moyen le plus durable pour venir à bout de la radicalisation du SAEMSS-CUSEMS. L’État sénégalais doit honorer sa signature et respecter scrupuleusement ses engagements nationaux et internationaux.

 

 

Pour terminer, soulignons la succession vertigineuse des responsables à la tête des départements de l’éducation et de la formation qui ne laisse guère le temps aux initiatives de prospérer. Les services centraux et les services déconcentrés ont besoin de vision à long terme, déclinée en étude prospective, en loi d’orientation, en politique sectorielle, en programmes, en approche pédagogique par les compétences, en suivi-évaluation et enfin réformes courageuses. Il est absolument révoltant d’étudier pendant treize (13) années, de consommer autant de budgets de l’éducation, pour se retrouver bachelier non orienté, ou pire encore, chômeur sans diplôme et sans qualification professionnelle. Rien ne saurait justifier les 60 % d’échecs enregistrés depuis plus d’une décennie. Une réforme profonde du Baccalauréat sénégalais est dès lors envisageable (planification et organisation logistique décentralisées dans les IA, critères et mode d’évaluation plus pertinents, paiement des indemnités de déplacement sur zone avant la proclamation des résultats définitifs, multiplication des séries spécifiques comme L1 et S1 avec plus de 80 % et respectivement 60 % de réussite). Un devoir de vacance pour les Honorables Ministres de l’Enseignement supérieur, de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle et technique ! 40% du Budget, 60% d’Échec et 100% d’Irresponsabilité ? Parfaitement ! État hors la loi et anarchosyndicalistes méritent le martinet.

 

SenPOLITIK

M. Momar Idrissa NDIAYE, Professeur LETFP/Thiès

http://momaridrissa.seneweb.com/

 L'auteur  Momar Idrissa NDIAYE
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Commentaires: (14)
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Anonyme En Août, 2012 (14:25 PM) 0 FansN°:1
Depuis que le Senegal a eu l'independance jusqu'à nos jours, on n'arrive meme pas à fabriquer une moto localement. Education education, mais quel education. 50 ans apres ce qu'on dise independance et on ne reussie meme pas à fabriquer un engin à quoi sert cet education. Etudie seulement pour rester dans les bureau à signer des documents hihi doyna waar
Cams En Août, 2012 (18:52 PM)0 FansN°: 321921
effectivement au senegalais ont fait beaucoup de theries sans la pratique surtout les lycee et colleges de proximités qui n ont meme pas d'electricite.
la majorité des profs n est pas formee ,letat ne respecte pas ses engagements que peut -on dire de ce systeme. si l eta ne ressoud pas ses problems l 'annees prochaine sera l annee la plus catostrophe
Anonyme En Août, 2012 (14:41 PM) 0 FansN°:2
Dieu a créé le monde et l'etre humain et il le connait mieux que sois meme. Il nous a montré les lois qu'on doit suivre, mais helas l'etre humain dise qu'il va créé ses propre loi, c'est comme si les voitures disaient qu'ils vont ecrire le code de la route hihi .
Anonyme En Août, 2012 (14:44 PM)0 FansN°: 320358
Oh je me suis trompé, ce n'etait pas cet article que je voulais commentè.
Citoyen En Août, 2012 (18:09 PM) 0 FansN°:3
Malgré les moyens substantiels mis à la disposition de l'enseignement supérieur de notre pays, les résultats sont qualitativement et quantitativement loin des normes de l'UNESCO. Nos instituions d'enseignement supérieur ont surtout un problème de management (mal gouvernance, corruption, népotisme, dépenses de prestige, gestion solitaire en lieu et place de la gestion démocratique et légale, non respect des lois et des règlements, etc.) avec la complicité active ou passive de la communauté universitaire (avantages indus, intimidations, etc.), des autorités étatiques qui feignent de ne rien savoir pour éviter la confrontation avec ceux (les amis politiques!) qu'ils ont nommé à la tête de ses structures et qui agissent parfois comme des monarques en gérant la chose publique à leur guise. Face à la démission de l’État, chaque corporation cherche une solution pour améliorer ses conditions d'existence et parfois au détriment de la communauté. Cette situation est donc une conséquence de l'inaction de l’État. En effet quand les dirigeants (nommés par le Président) gèrent la chose publique en dehors des normes établies sans être inquiétés le moindre du monde, les syndicats demanderont des chosent hors normes et c'est le début du CHAOS. A l’État de faire l'état de la gestion de ceux qu'il a nommé, punir ceux qui se sont montrés indélicats et récompenser les autres, ensuite il serait facile de demander aux syndicalistes de faire...
Anonyme En Août, 2012 (19:22 PM) 0 FansN°:4
Bien dit! Mais vous oubliez que les enseignants sont mieux payés que les 2/3 des fonctionnaires. Certes Wade a fait des augmentations faramineuses pour cerains corps, c'est pour cela que je vous rejoins en proposant les assises de la fonction publique pour savoir qui gagne quoi. L'état doit tendre vers le système "à hierarchie égale, salaire égal". Il n'yaura plus de fruxtrés
Anonyme En Août, 2012 (12:11 PM) 0 FansN°:5
Il faut d'abord faire la distinction entre le SAEMSS-CUSEMS et le CUSEMS car il y a une différence entre les deux. Le premier n'a déroulé que quelques plans d'action. Par contre c'est le CUSEMS (tout court) qui a déroulé 18 plans d'action et non une vingtaine. Et, lorsque vous affirmez "Le contexte politique électoral de 2012 faisait qu’aucun engagement financier, allant dans le sens de la résolution de la crise scolaire, n’était sérieusement envisageable avant les élections législatives du mois de Juillet. Les enseignants qui le savaient ont volontairement sacrifié les élèves" je pense que vous avancez des affirmations gratuites sans aucun fondement. Au mois d'Août il est facile de dire "qu'ils savaient" mais en réalité un bras de fer était engagé et personne ne connaissait l'issue y compris vous. D'ailleurs le contexte que vous évoquez était le même en 2007 et pourtant c'est cette année que la fameuse "indemnité compensatoire" communément appelé "IRD" a été obtenu.
Ismacam En Août, 2012 (13:26 PM) 0 FansN°:6
Ce qui est sûr c'est que le CUSEMS a volontairement sacrifié les élèves avec la complicité tacite du gouvernement.A ces derniers de prendre leurs responsabilités pour que pareille situation ne se reproduise.Les nouvelles autorités doivent obligatoirement prendre des sanctions car ce serait vraiment facile de rester des mois de grève en touchant des salaires du public ,du privé et des cours particuliers le plus souvent dispensés à ces mêmes élèves du public.Quelle honte!
Yalmbine En Août, 2012 (17:34 PM) 0 FansN°:7
Compte tenu de toutes les difficultés rencontrées cette année, on devrait accorder l'autorisation de participer à la 2ème session du bac aux élèves ayant échoué en début d’août comme pour BEFM. Les enseignants sont nuls et inconscients.Pour arnaquer les parents d'élèves, ils organisent des cours particuliers payants. Quelle honte!
Anonyme En Août, 2012 (22:16 PM) 0 FansN°:8
Rien de bon de la part de nos dirigeants concernant l'éducation des enfants depuis l'indépendance jusqu'à aujourd'hui. Tout développement passe et passera par l'éducation c'est mieux pour le pays à la place de l'égoïsme des dirigeants"si on favorise l'éducation, nos enfants ne gouverneront pas dans l'avenir"
Anonyme En Août, 2012 (00:23 AM) 0 FansN°:9
Il est temps que les parents d'éléves se revoltent contre le terrorisme des enseignants grevistes et politiciens....

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Momar Idrissa NDIAYE
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